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Bring Down The Walls: Bonbon Kojak, AKAntu (Moonshine) avec invitée spéciale Ushka

8
févr. 2020
Admission
Entrée libre, places limitées
Date et heure
Samedi 8 février 2020 de 21h30 à 3h30
À propos

Dans le cadre de l’exposition Phil Collins, la Fondation Phi pour l’art contemporain présente une série de quatre événements au cœur de l’installation artistique Bring Down The Walls. Le public est convié à des Jours d’école où des invité.e.s animeront des conférences et des ateliers sur l’abolition des prisons qui seront suivis de Soirées DJ activées par des collectifs de musique montréalais et internationaux.

Pour la troisième Soirée DJ de cette série, la Fondation Phi donne carte blanche au collectif montréalais Moonshine. Les performances seront offertes par les DJ Bonbon Kojak et AKAntu, avec invitée spéciale Ushka de Brooklyn.

L’événement débutera à l’heure prévue. Veuillez arriver tôt!

Horaire
21h30 – AKAntu (Montréal)
23h30 – Bonbon Kojak (Montréal)
1h – Ushka (Brooklyn)
2h30 – Bonbon Kojak b2b AKAntu

Jour d’école
Durant le jour, ne manquez pas la table ronde intitulée Les droits des migrants, avec la participation de Stephanie J. Silverman, Stefan Christoff, Gabriella den Elzen et le collectif Art Entre’Elles.

À propos de Bring Down The Walls
Organisé en mai 2018 à New York par l’artiste Phil Collins, Creative Time, The Fortune Society et plus de 100 collaborateurs, Bring Down The Walls est un projet d’art public en trois parties qui a jeté un éclairage original sur l’industrie carcérale au moyen de la musique house et de la vie nocturne.

Bring Down The Walls est à l’origine un projet d’art public qui consistait en une aire commune qui servait d’école ouverte le jour et de boîte de nuit le soir, ainsi qu’en un album-bénéfice réunissant des classiques de la musique house réenregistrés par des chanteurs et musiciens électroniques ayant été détenus. Dans le cadre de l’exposition à la Fondation, Collins propose Bring Down The Walls (2019), une version installative du projet spécialement conçue pour Montréal et l’espace situé au 465 de la rue Saint-Jean, ainsi qu’un programme public qui s’appuiera sur les discussions et les liens issus de New York.

Événement Facebook

Biographies

Ushka
Thanushka (Thanu) Yakupitiyage, née au Sri Lanka et élevée en Thaïlande, est une activiste, une organisatrice culturelle et une DJ connue sous le nom de «Ushka». À 18 ans, elle déménagea aux États-Unis afin de poursuivre ses études au Hampshire College, dans l’ouest du Massachusetts. Elle obtint une maîtrise ès lettres en communications de l’Université du Massachusetts à Amherst, puis vécut pendant près de 10 ans à New York, où elle travailla comme professionnelle des médias et raconteuse au sein du mouvement pour les droits des immigrants et, plus récemment, du mouvement pour une justice climatique. Thanu s’intéresse professionnellement, politiquement et artistiquement à l’(im)migration, et elle se sert des médias comme l’écriture, la vidéo, l’audio et la musique pour explorer le quotidien des communautés brunes et noires qui s’étendent des pays du Sud jusqu’à l’Occident.

AKAntu
AKAntu est un DJ basé à Montréal et né à Lubumbashi, au Congo. Il se consacre à la musique depuis l’adolescence et a dirigé pour la première fois la production d’albums d’artistes locaux. Dès son arrivée au Canada, il s’est démarqué sur la scène indépendante, où il a présenté avec succès plusieurs fêtes dansantes.

Bonbon Kojak
Depuis quelques années, les pleine-lunes montréalaises vont de pair avec des événements riches en sensations où Bonbon Kojak et ses invités opèrent derrière les platines. Il emporte le public de ses soirées dans des aventures énergiques où rythmes boisés, exubérances de qualité et touches de favela funk s'entremêlent.

Bercé par les sons de son enfance en République démocratique du Congo, Bonbon Kojak gravite depuis toujours vers les meilleures vibrations musicales. Installé par la suite à Johannesburg, il y étudie la musique sous ses différentes formes. Depuis son atterrissage à Montréal, il opère comme DJ résident pour les soirées Moonshine, organisées par le collectif éponyme de musiciens, DJ et artistes visuels. Kojak a également partagé la scène avec des figures telles que Kaytranada, Windows 98 et Shabazz Palaces et a performé à lIgloofest, au RBMA Weekender, au Boiler Room et à MUTEK.

Il a publié le premier opus de sa série de mixtapes Espoir 2018 à travers le hub culturel en ligne OkayAfrica. Reconnu pour sa rare habileté dans la combinaison des nouvelles saveurs afrotoniques et de nombreuses autres influences, Kojak partagera ses meilleures recettes lunaires sur la scène extérieure du festival.

Moonshine
L’impact des cycles lunaires varie selon les personnes interrogées: chance, fertilité, marées océaniques, prévalence des loups-garous ou encore perte de la raison figurent parmi les croyances souvent ésotériques qui peuplent l’imaginaire collectif. Pour les musiciens, DJ, danseurs et artistes visuels du collectif Moonshine, le satellite planétaire inspire avant tout leur événement mensuel éponyme, animé par une éthique inclusive et un amour commun pour les expérimentations de la culture de la danse.

Depuis sa fondation, Moonshine célèbre un large éventail de talents locaux afro-futuristes, bass heavy, électro-funk, au carrefour de communautés qui ne se seraient pas nécessairement rencontrées autrement. Comme son nom l’indique, la recette Moonshine consiste à organiser une fête tous les samedis après la pleine lune dans des lieux changeants, gardés secrets jusqu’à la dernière minute et révélés uniquement par SMS. Avec le son des DJ résidents Pierre Kwenders, Bonbon Kojak, Odile Myrtil ou encore des pièces rapportées comme Bambii et Uproot Andy, les installations visuelles de Boycott, et une foule de musiciens et d’artistes invités dont Kaytranada, Dâm-Funk, Le1f, Venus X, DJ Windows 98 (Win Butler d’Arcade Fire), Bambii et Branko, les Moonshine sont devenus une référence dans le monde des afters et de la musique électronique, au Canada et à l’étranger, présentant des évènements à NYC, LA, Paris ou encore Santiago.

«L’essence de Moonshine vient des fêtes que nous organisions dans nos cuisines», se souvient Kwenders. «Nous avions l’impression que nous ne pouvions pas sortir et retrouver les mêmes saveurs. C'est une des raisons pour lesquelles Moonshine est né: partager cela avec le plus de personnes possible qui se sentaient comme nous, et qui n'avaient pas accès à de telles ambiances.» Quatre ans plus tard, Moonshine s’appuie sur l'esthétique, le réseau et la structure qu'elle a établis avec ses soirées pour promouvoir les artistes affiliés, élargissant sa vision de soirées éphémères au clair de lune à un catalogue artistique, musical et de mode en pleine expansion.

Phil Collins, Bring Down The Walls, 2019. Installation vidéo trois canaux; couleur, son, 87 min. Aire publique; boîte de nuit; compilation-bénéfice double vinyle de 12 pouces. Photo: Mel D. Cole. Avec l’aimable permission de Shady Lane Productions, Berlin.

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