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et de la place dans le sac aux étoiles

kimura byol-nathalie lemoine, Salima Punjani, Dominique Sirois, Santiago Tamayo Soler, Karen Trask
Du 22 sept. 2021 au 9 janv. 2022
Réserver
Commissaire
Daniel Fiset
Artistes
kimura byol-nathalie lemoine, Salima Punjani, Dominique Sirois, Santiago Tamayo Soler, Karen Trask
À propos

... et de la place dans le sac aux étoiles est une exposition collective qui présente des œuvres produites dans le cadre de la résidence inaugurale PHI MONTRÉAL, réalisée à l’été 2021 par PHI. Les cinq lauréat·e·s de cette édition de la résidence, kimura byol-nathalie lemoine, Salima Punjani, Dominique Sirois, Santiago Tamayo Soler et Karen Trask, ont conçu des projets en réponse à une thématique inspirée de l'œuvre de l'auteure de science-fiction Ursula K. Le Guin: comment pouvons-nous, après un moment d’isolement social prolongé, imaginer des espaces, des temporalités, des conditions ou des systèmes où nous pourrions tou·te·s nous retrouver, à nouveau?

L’exposition qui en résulte aborde ces thèmes tout en englobant un large éventail d’approches formelles et conceptuelles, offrant un aperçu de la manière dont les artistes s’attaquent à l’urgence de cette question et à la façon dont elle peut résonner à la fois au niveau individuel et collectif. Le titre de l’exposition est tiré de The Carrier Bag Theory of Fiction, un court essai écrit par Le Guin en 1986. À travers ce texte, l’autrice développe une théorie alternative du pouvoir de la fiction: plutôt que des occasions de glorifier un héroïsme viril et violent, Le Guin considère les histoires comme des occasions d’inventer nos futurs collectifs et de faire de la place à nos gestes et sentiments quotidiens. La réflexion de Le Guin a été profondément inspirée par les recherches de l’anthropologue Elizabeth Fisher, qui affirme que l’outil le plus essentiel à la survie de l’humanité préhistorique n’était pas l’arme, comme on le croyait auparavant, mais le sac utilisé pour transporter des graines et des fruits. Dans cette optique, Le Guin réimagine les sacs comme des œuvres d'art: des récipients souples, doux et adaptables, propices pour des récoltes futures infinies.

Résidences PHI MONTRÉAL

Chez PHI, nous valorisons le rôle de l’art et de la culture dans notre quotidien. Cette résidence annuelle donne aux artistes l’occasion de répondre à des thématiques actuelles et vise à susciter une compréhension plus approfondie des idées et des préoccupations de notre époque par le biais de gestes artistiques.

Biographies

kimura byol-nathalie lemoine (yel.le)
kimura byol-nathalie lemoine est un·e artist·e féministe et un·e commissaire qui questionne les binaires et les perceptions des identités – la diaspora, l’ethnicité, le colorisme, la post-colonialisme, l’immigration et le genre – principalement par l’art multimédia de la calligraphie, de la peinture, de l’écriture et de la collaboration.

Salima Punjani (elle)
Salima Punjani est une artiste multisensorielle spécialisée dans l’esthétique relationnelle. Elle s’intéresse particulièrement à la question de savoir comment les sens peuvent être utilisés pour élargir les possibilités de se sentir bienvenu dans les espaces artistiques et pour créer des expériences d'empathie, d’intimité et de connexion.

Dominique Sirois (elle)
La pratique artistique de Dominique Sirois prend la forme d’installations multidisciplinaires et se matérialise avec des dispositifs d'exposition dans lesquels sont présentées des céramiques et des impressions d’images. Sirois déploie avec ses installations des espaces narratifs usant de référents économiques, archéologiques, mythologiques, technologiques et minéralogiques.

Santiago Tamayo Soler (il)
Santiago Tamayo Soler est un artiste interdisciplinaire qui travaille principalement en vidéo et en performance. Intéressé par la fiction et la non-fiction, les mécanismes narratifs et l’action en direct, l’artiste superpose des séquences vidéos et des jeux vidéo modifiés pour créer des univers pixellisés qui racontent des histoires latino-américaines, immigrées et queer d’une fantaisie futuriste radicale.

Karen Trask (elle)
Karen Trask est reconnue pour ses explorations du langage et son utilisation innovante du papier. Ses œuvres multimédias comprennent des installations, des livres d’artiste, des vidéos et des performances et ont été exposées au Québec, au Canada, en Europe, au Mexique et au Japon.

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