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RELATIONS: la diaspora et la peinture – Table ronde avec les artistes (2/4)

20
août 2020
Admission
Entrée libre
Date et heure
Jeudi 20 août 2020 de 15h à 16h30
À propos

En marge de l’exposition RELATIONS: la diaspora et la peinture, la Fondation PHI présente une série de conversations avec des artistes de l’exposition. Cette série sera divisée en quatre événements pendant la durée de l’exposition.

Joignez-vous à nous pour notre deuxième table ronde en ligne avec Larry Achiampong, Ed Pien et Marigold Santos, animée par James Oscar et suivie d’une période de questions modérée par Rihab Essayh.

Pour assister à cet événement, vous devez installer l'application Zoom (zoom.us) sur votre ordinateur ou sur votre téléphone intelligent.

Salle de réunion Zoom: 965 6224 0987
Mot de passe: panel2

L'événement se déroulera en anglais.

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Biographies

Larry Achiampong
Puisant dans les racines ghanéennes de l’artiste, les projets individuels et collectifs de Larry Achiampong exploitent l’imagerie, les archives sonores et visuelles, les performances en direct et le son pour explorer des notions sur l’identité de classe, interculturelle et postnumérique. Le partage d’informations sur Internet n’ayant de cesse d’augmenter, le concept d’une version passe partout de l’histoire continue à être remis en question et réécrit. Achiampong creuse dans les caveaux de l’Histoire, et joint les qualités sonores et visuelles des archives personnelles et interpersonnelles, offrant des perspectives multiples qui révèlent les contradictions sociopolitiques de la société contemporaine. L’œuvre d’Achiampong examine son héritage commun et personnel — nommément, le croisement entre la culture pop et la situation postcoloniale, utilisant la performance pour étudier le «soi» en tant que fiction et concevant des alter ego pour désigner ses soi divisés.

Rihab Essayh
Née à Casablanca (Maroc), Rihab Essayh a obtenu un baccalauréat en arts visuels et éducation des arts à l'Université Concordia en 2017, et poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels à l'Université de Guelph. Essayh est une artiste multidisciplinaire qui utilise la documentation auto-ethnographique alliée à une méthodologie de recherche qui se base sur l’anthropologie culturelle. Par leur approche immersive, les installations d’Essayh reflètent de manière contemplative les enjeux interpersonnels contemporains. Ses œuvres ont été présentées à Never Apart, au Conseil des arts de Montréal, à la FOFA Gallery et à Art Souterrain.
rihabessayh.com

James Oscar
James Oscar est écrivain, critique d’art, commissaire et actuellement chercheur en sociologie et anthropologie de l’art à l'Institut National de la Recherche Scientifique. Son travail explore la manière dont les complexités des identités et des formes sociales (humaines et non humaines) sont diffusées dans les arts visuels, littéraires et performatifs. Il a d’abord étudié la littérature et la pensée sociale avec le philosophe africain Ato Sekyi-Otu, puis le cinéma avec le regretté réalisateur Irving Kershner, avant d’étudier de très près la pensée critique sous la direction du poète Édouard Glissant. Il a été consultant en commissariat pour le Musée des beaux-arts de Montréal pour l’exposition De l’Afrique aux Amériques: face à face avec Picasso, passé et présent. Il donne régulièrement des conférences publiques dans des musées, des institutions artistiques et universitaires, dont la plus récente est «Eternal Hegemony of the Canadian Academic Mind and Space: Of Voice, Secret Interference, and “Academic Whiteness”» (Conférence - «On the Notion of Having Voice in Social Research», mai 2020, INRS) et «An Art Historical Visual History of Stares: The Stares of Anxious Audiences, of Black Lives, of Raw Lives, and the Regards of the Radiant» (galerie Power Plant, février 2020). Parmi ses dernières contributions, citons «Peeping Through the Ice-Holes into the Impossible-Sublime» (Montréal: CCOV, 2019), «The Crux Is Never Human All Too Human: The Many Worlds of Dana Michel» (Finlande: Julkaistu, 2019), «(Black) Bodies as Surfaces in the Urban Context?» (Université McGill: Centre de recherche interdisciplinaire de Montréal - Journal numérique, août 2020), «Eternal Sunshine of the Radiant Mind» de Barkley L. Hendricks (Fondation PHI, 2020) et «The Denizen Who Inhabit Ancient Evenings in the Season of Contempts» (dans Rashid Johnson: Anxious Audience, à la galerie Power Plant, 2020.

Ed Pien
Un Taiwanais de naissance vivant maintenant au Canada et ayant fait l’expérience de la marginalisation, Ed Pien, à travers son œuvre, célèbre la diversité et cherche à défendre les moins autonomes et les moins favorisés. Il s’intéresse à la myriade de façons par lesquelles divers systèmes culturels peuvent influencer les personnes que nous sommes et comment, en tant qu’individus, nous pouvons négocier et agir au sein du monde d’une manière responsable, respectueuse et empathique. À travers ses recherches et la création de son art, Pien contemple les notions de perte, de deuil, d’empathie, de résilience, et de guérison. Dans son œuvre, il montre un penchant pour la création d’installations immersives et la constitution de moments de curiosité, d’émerveillement et d’enchantement pour les spectateurs de son art. Pien emploie des stratégies d’affichage qui accentuent ces attraits. Le rôle puissant joué par les archives muséales, l’affect des preuves matérielles, le pouvoir de persuasion des images et des artéfacts, les façons par lesquelles ils sont présentés pour aider à constituer une mémoire collective, l’effet des récits officiellement construits, et la façon dont ils influencent l’interprétation et provoque des réactions chez les visiteurs… tous ces éléments forment un tout qui influent sur les pensées et le processus créatif de Pien. Fondamentalement, Pien vise à créer un art poétique, engageant et imprégné d’une résonance émotionnelle, physique et conceptuelle.

Marigold Santos
Marigold Santos adopte une pratique interdisciplinaire de l’art qui comporte des œuvres dessinées, peintes et imprimées, ainsi que des sculptures, des animations et du son. À son arrivée au Canada, elle a d’abord perdu contact avec sa culture. Maintenant, c’est dans son identité qu’elle puise sa force. Santos s’intéresse à la transformation, utilisant ses souvenirs d’enfance évanescents et l’immigration de sa famille au Canada comme point de départ autobiographique. Les expériences deviennent des histoires, fragmentées en souvenirs et racontées de nouveau comme des mythes personnels. Elles sont négociées à travers l’acte du dessin, mais opèrent également comme récits narratifs. C’est dans cette zone d’action que Santos situe son œuvre. Les notions d’attachement et de séparation, d’enracinement et de déracinement, sont ultimement liées à l’investigation du «soi» et du «chez soi», et sont explorées dans une temporalité inventée (au sein de laquelle l’artiste regarde vers l’avant, les côtés et l’envers tout en tournant son regard vers l’arrière pour contempler une histoire jamais physiquement vécue) qui se manifeste par des soi partagés, hybrides et multiples. Dans ses récentes œuvres, l’imagerie surgit du surnaturel; les figures se mobilisent et embrassent la croissance, la fugacité et le soi en cheminement. Les œuvres offrent des failles comme points d’entrée, qui font reconnaître au spectateur les contradictions qui y résident, mais qui ne cherchent pas à atténuer la gêne ou l’inconfort. Santos puise son imagerie dans l’ambiguïté et l’absence d’absolus; il en résulte un récit visuel décousu, cumulatif et pluriel. Cette approche est devenue pour Santos le langage personnel avec lequel elle raconte ses histoires, un langage qui ne cesse de changer et d’évoluer, qui est constamment défini par la relation entre une image et la prochaine, et qui embrasse la précarité.

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