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RELATIONS: la diaspora et la peinture – Table ronde avec les artistes (1/4)

9
juill. 2020
Admission
Entrée libre
Date et heure
Jeudi 9 juillet 2020 de 15h à 16h30
À propos

En marge de l’exposition RELATIONS: la diaspora et la peinture, la Fondation PHI présente une série de conversations entre les artistes de l’exposition et la commissaire Cheryl Sim. Cette série sera divisée en quatre événements pendant la durée de l’exposition.

Joignez-vous à nous pour la première table ronde en ligne avec Maia Cruz Palileo, Rick Leong, Manuel Mathieu, Rajni Perera et Curtis Talwst Santiago animée par Cheryl Sim et suivie d’une période de questions modérée par Rihab Essayh.

En complément à cette table ronde, découvrez des échanges individuels sur le travail de chacun, entre la commissaire et les artistes Maia Cruz Palileo, Rick Leong, Manuel Mathieu, Rajni Perera et Curtis Talwst Santiago. Ceux-ci seront disponibles sur notre site Web dans les prochaines semaines.

Pour assister à cet événement, vous devez installer l'application Zoom (zoom.us) sur votre ordinateur ou sur votre téléphone intelligent.

Salle de réunion Zoom: 958 1071 4303
Mot de passe: panel1

L'événement se déroulera en anglais.

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Biographies

Maia Cruz Palileo
Maia Cruz Palileo est une artiste multidisciplinaire basée à Brooklyn. La migration et la conception perméable du domicile constituent des thèmes récurrents de ses tableaux, installations, sculptures et dessins. Influencée par l’histoire orale de l’arrivée de sa famille aux États-Unis depuis les Philippines, ainsi que par l’histoire partagée des deux pays, Palileo infuse dans ces récits mémoire et imagination. Lorsque des histoires et des souvenirs sont soumis au temps et aux répétitions constantes, ils deviennent discutables, brouillant la frontière entre fait et fiction tout en demeurant enveloppés d’une convaincante familiarité. Palileo a passé l’été de 2017 à la bibliothèque Newberry de Chicago, à la recherche d’images de la période coloniale américaine aux Philippines. Elle y a étudié les aquarelles de Damián Domingo, qui dépeignent la population ayant vécu à Manila et dans les alentours pendant les années 1820, le livre folklorique et révolutionnaire El Folk-lore Filipino, publié par Isabelo de los Reyes en 1889, ainsi que la collection de photographies ethnographiques des années 1899 à 1903 prises par Dean C. Worcester. Worcester était un zoologiste américain devenu Secrétaire à l’Intérieur au gouvernement des États-Unis. Ses collections embrassent des perspectives multiples sur les événements du dix-neuvième siècle, dont la Révolution philippine et la Guerre américano-philippine. Ensemble, ils présentent une image des Philippins formée à la fois par le regard natif et par celui de l’autre. Ce phénomène traduit le sentiment fracturé de multiplicité et de superficialité décrit par plusieurs contemporains de Palileo lorsqu’interrogés sur leur identité philippino-américaine et leur compréhension historique.

Rihab Essayh
Née à Casablanca (Maroc), Rihab Essayh a obtenu un baccalauréat en arts visuels et éducation des arts à l'Université Concordia en 2017, et poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels à l'Université de Guelph. Essayh est une artiste multidisciplinaire qui utilise la documentation auto-ethnographique alliée à une méthodologie de recherche qui se base sur l’anthropologie culturelle. Par leur approche immersive, les installations d’Essayh reflètent de manière contemplative les enjeux interpersonnels contemporains. Ses œuvres ont été présentées à Never Apart, au Conseil des arts de Montréal, à la FOFA Gallery et à Art Souterrain.
rihabessayh.com

Rick Leong
Les paysages peints de Rick Leong sont ancrés dans un style et un vocabulaire bilingue. Inspirées de contemplations et influencées par l’imagerie, la symbolique et les tableaux chinois, les peintures à grande échelle de Leong incorporent une vision holistique du paysage canadien ainsi que la relation que l’artiste entretient avec celui-ci. La poursuite et la transposition de la nature par Leong sont modelées sur les règles de la peinture de paysage traditionnelle, une stratégie avec laquelle il dissémine un récit relationnel continu. Intéressé par les changements environnementaux en botanique – tels que les conditions temporelles et météorologiques –, l’artiste réinvente le monde naturel: la lumière devient solide et massive, les arcs-en-ciel se font architecturaux. Il est tentant de se laisser absorber par la poésie de l’expérience. Le peintre n’a plus à travailler exclusivement à partir de sa propre mémoire. Lorsqu’il ne peut se souvenir correctement, il invente, créant ainsi une synthèse d’inspiration, de contemplation, de mémoire et d’imagination.

Manuel Mathieu
Basé à Montréal, l’artiste multidisciplinaire Manuel Mathieu est reconnu pour ses tableaux qui explorent les thèmes de la violence et de la suppression historiques, ainsi que les cultures visuelles haïtiennes de la matérialité, de la nature et du symbolisme religieux. Mariant les techniques abstraites et figuratives, ses compositions creusent pour le spectateur un espace dans lequel il peut méditer sur l’histoire transformatrice d’Haïti, tout en nous invitant à envisager les avenirs différents que crée le souvenir. S’inspirant d’une vaste gamme de sujets, la pratique de Manuel combine son héritage haïtien à sa formation artistique classique, qui a culminé dans une maîtrise en beaux-arts de Goldsmith, Université de Londres.

Rajni Perera
Rajni Perera explore les enjeux de l’hybridité, du sacrilège, de l’irrévérence, des sciences indiciaires, de l’ethnographie, du genre, de la sexualité, de la culture populaire, des déités, des monstres et des mondes rêvés. Tous ces thèmes s’unissent pour former un univers nouvellement objectivé de symbioses mythiques. Mis à plat sur un support, ils sont convertis en un dossier personnel d’impossibles découvertes. Dans son œuvre, Perera cherche à ouvrir et à dévoiler le dynamisme de ces icônes qui existent de façon scripturaire, qui sont autoinventées et définies extrinsèquement. Elle crée une esthétique subversive qui contrecarre les discours archaïques et oppressifs et tient lieu de force restauratrice à travers laquelle nous pouvons transformer les façons d’être obsolètes et répressives pour mieux réclamer notre pouvoir. 

Curtis Talwst Santiago
Les tableaux élégants et gestuels de Curtis Talwst Santiago – un artiste trinidadien-canadien reconnu pour ses miniatures logées dans des coffrets à bijoux, souvent créditées à son pseudonyme Talwst – illustrent des paysages luxuriants et tropicaux ainsi que des autoportraits bruts peints à l’aide de pastel, de peinture à pulvériser, de charbon, d’huile et d’aquarelle.
Parktown, nommé d’après un quartier de Johannesburg où l’artiste a passé quelque temps, exhibe une déesse mauve qui règne près d’un bassin azur et d’une plante en pot – un lieu de ravitaillement délimité par des barbelés. Ensemble, ces artistes font apparaître des mondes où les coûts psychiques de la diaspora sont rendus matériels, offrant une latitude au sein de laquelle les mémoires personnelles et historiques peuvent être prises en compte.

Curtis Talwst Santiago
Jouvet Ancestral Recollection
, 2018

Aquarelle, aérosol, fusain, pastel à l'huile sur toile

45,7 x 61 cm / 48,9 x 63,5 x 3,8 cm encadré

Collection Leslie et Michael Weissman

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