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Projet d’engagement public: Incandescences

Date et heure
Mercredi 24 février 2021

Projet d’engagement public: Incandescences

Avec
Marjolaine Bourdua
Emma Haraké
Kama La Mackerel
Helena Martin Franco

Commissaire: Daniel Fiset

Afin de mieux distinguer le rôle de la Fondation PHI dans l’écosystème de l’art contemporain montréalais, québécois et canadien, nous avons pris l’habitude de dire que, contrairement aux musées, la Fondation PHI ne maintient pas de collection. Or, rien n’est plus faux. Si les expositions se succèdent dans ses espaces depuis 2007, la Fondation accumule une quantité incroyable d’objets, de réflexions, d’idées et d’expériences qui constituent une collection à part entière. Celle-ci est partiellement accessible dans la documentation de nos activités, mais une bonne partie demeure cachée, immatérielle, inaccessible, voire invisible.

L’accumulation de ces traces rappelle le matériau principal des œuvres de Lee Bae, le charbon. Obtenu après la combustion d’une autre matière, le charbon est à la fois ce qui a été consumé et ce qui permet de rallumer.

Souhaitant être réactive au contexte actuel – qui fragilise un milieu culturel déjà précaire – et fidèle à sa mission d’encourager les connexions par le truchement de l’art, la Fondation invitera quatre personnes à utiliser sa salle éducative comme lieu de travail et à réactiver ses archives par différentes interventions. Le public pourra graduellement découvrir ces interventions pendant les quatre mois de l’exposition Lee Bae: UNION.

Marjolaine Bourdua
Marjolaine Bourdua est une artiste et travailleuse culturelle basée à Montréal. Dans une approche sculpturale, elle interroge les tensions inhérentes à la culture de masse en s’investissant dans un travail de la forme et de la matière. Sa démarche artistique se développe autour des notions de production et de circulation des signes qui constituent les ruines de notre présent. Elle détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM ainsi qu’un diplôme d’études supérieures de la Villa Arson en France. Elle est impliquée dans le milieu artistique notamment en tant que médiatrice culturelle et membre du Centre CLARK.

Emma Haraké
La pratique d’enseignement, de recherche et de création d’Emma Haraké s’articule au sein d’un cadre de pédagogie publique et critique. Née et élevée à Beirut et habitant maintenant Montréal (Tio’tia:ke), Emma détient une maîtrise en enseignement des arts de l’Université. Concordia ainsi qu’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Libanaise. Son œuvre est axée sur l’histoire orale, le travail de mémoire, les récits personnels et la complexité des processus collaboratifs. Elle travaille actuellement à la conception de Mumtalakat, un projet communautaire présenté à la galerie Leonard & Bina Ellen et explorant les significations intrinsèques d’objets personnels de Montréalais arabophones. Emma est également la coordinatrice principale et médiatrice communautaire du Centre d’histoire orale et de récits numérisés de l’Université Concordia.

Kama La Mackerel
Kama La Mackerel est né·e à l’île Maurice et est un·e artiste pluridisciplinaire, éducateur·ice, auteur·ice, médiateur·ice culturel·le et traducteur.ice littéraire vivant à Montréal. Iel travaille entre et à travers la performance, la photographie, les installations, le textile, l’art numérique et la littérature. Sa pratique est ancrée dans les notions de justice, de bienveillance, d’amour, de décolonialité, d’hybridité, de cosmopolitisme, de guérison ancestrale, et d’empowerment individuel et collectif. Iel a foi que les pratiques esthétiques ont le pouvoir d’agencer la résilience et d’agir comme résistance au statu quo, promulguant ainsi une praxis anti-coloniale à travers la production culturelle. Kama a exposé et performé ses œuvres à l’international et a publié ses écrits en anglais, en français et en kreol morisien.

Helena Martin Franco
Helena Martin Franco, née en Colombie; elle vit et travaille à Tio’tià:ke/Montréal depuis 1998. Sa pratique interdisciplinaire explore le métissage de différents procédés artistiques et l’hybridation entre des techniques traditionnelles et de nouvelles technologies. Helena crée des autofictions où elle explore la perméabilité et les frontières entre les identités culturelles, nationales et de genre. Ses propositions artistiques participent au dialogue au sujet de la violence sexiste, de l’immigration et de la censure artistique. Selon une perspective féministe, elle tisse des liens entre des collectifs et des organismes culturels afin de favoriser rencontres et échanges de pratiques artistiques, notamment entre le Canada et la Colombie.

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