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L’étendue de la médiation: la reconnaissance des pratiques individuelles

Date and time
Friday, May 1, 2020

L’étendue de la médiation: la reconnaissance des pratiques individuelles

Plateforme est une initiative de recherche, création et médiation ayant cours à la Fondation PHI depuis 2018. Conçue pour l’équipe de l’expérience du visiteur qui travaille notamment dans les espaces des galeries, elle consiste en une série d’échanges sur nos expositions et leurs thèmes, impliquant aussi l’équipe de l’éducation et l’équipe commissariale. Plateforme a pour but de soutenir les intérêts, recherches et pratiques indépendantes de chacun; ceux-ci viennent nourrir les réflexions collectives sur la médiation des expositions présentées à la Fondation. Pour nous, le sens du terme médiation va au-delà de la présence en galerie, et implique plus que la relation entre un visiteur et une œuvre: elle s’étend également à toutes les formes d’échanges et à la reconnaissance des formations et expériences artistiques de chacun.

L’entrevue suivante présente les différentes visions de l’équipe de l’expérience du visiteur afin de rendre compte des impressions et impacts que le projet Plateforme a générés jusqu’à présent au sein de la communauté de la Fondation PHI.

Comment voyez-vous le processus de médiation à la Fondation?  

Sarah Turcotte: Intégré au processus de médiation de la Fondation PHI, le projet Plateforme est pour moi un outil collectif de développement des savoirs théoriques et appliqués basé sur le partage et la discussion. Je le vois comme un espace de réflexion et de création cultivé par la croisée des visions et des expertises d’une communauté hétérogène. Il permet ainsi de nourrir la notion de médiation et de l’entendre différemment. Comme celle-ci se décline en une variété d’acceptions conceptuelles et que sa mise en œuvre est d’autant plus diversifiée, Plateforme contribue à son enrichissement. Ce projet lui donne effectivement une nouvelle forme qui puise ses fondements au sein des publics et de l’équipe de la Fondation PHI. Les initiatives de l’institution au regard de la médiation favorisent donc selon moi l’essor de nouvelles idées et pratiques qui recèlent une multiplicité de voix.

Rihab Essayh: To some extent, Platform dismantles certain hierarchies within the organization, implicating each team member through active, intellectual contribution. It expands the place of mediation from a kind of customer service to varied initiatives such as workshops and lectures, making the Foundation’s offer available to the public in many forms. I personally think that inclusivity is an important component of its process, such as offering educational programming for all ages and identities. 

Marie-Fei Deguire: Plateforme offre différentes occasions pour discuter et donner notre point de vue. La médiation, c’est également un processus d’écoute active et d’échange avec les visiteurs qui désirent partager leur expérience pré- ou post-visite, teintée de leurs propres intérêts. Notre présence permet au visiteur d’être guidé à travers l’exposition et de lui offrir des pistes d’observation se rattachant à l’exposition et aux artistes. 

Paul Lofeodo: Premièrement, je comprends la médiation culturelle comme l’acte d’être présent. Nous le sommes toujours à la réception, bien sûr, où le visiteur nous rencontre, mais nous parcourons aussi les espaces pour assurer le fonctionnement continu de l’exposition, de ses œuvres, etc. Et c’est notre mouvement qui nous rend continuellement présents et qui crée des possibilités de rencontres. Nous sommes attentifs aux visiteurs afin d’être prêts à leur offrir notre perspective, des directions, ce dont ils ont besoin. En fait, nous devenons une sorte de présence de bienveillance; toujours présents et prêts, dans l’effort d’un effacement pour permettre une expérience ininterrompue entre le visiteur et les œuvres.

Jetro Emilcar: Le processus de médiation est selon moi un support humain qui complète lexpérience en galerie. Un dialogue actif se crée entre les membres de la Fondation, ce qui permet de consolider ces expériences et ainsi créer de nouvelles approches pédagogiques. Ce processus renforce l’idée d’égalité au sein du lieu de travail puisqu’il permet à tous les membres de l’institution, indépendamment de leur fonction, d’échanger des connaissances et de proposer des idées sur un pied d’égalité.

Dina Georgaros: As mediation at the Foundation puts forth the experience of the visitor, I view myself and my counterparts as hospitable listeners, whose inherent role is to be present. Being both at the forefront of the gallery and circulating within its spaces, we are close at hand and adapt when need be. Mediation, I believe, occurs more intuitively as the Foundation essentially values a visitor’s relation to the artwork whether this may start with one’s uninterrupted reflection. I’ve come to view it as instinctive conversation. It is present but it is in no way imposed. At the gallery, we are espoused in the performance of open exchange as fundamental to the development of mediation.

Comment se situe le travail que vous faites à la Fondation par rapport à vos expériences passées?

MFD: Mon expérience à la Fondation complète les différentes théories et connaissances acquises durant mes études universitaires, autant en design de l’environnement qu’en muséologie. Je me retrouve davantage dans des situations où je peux observer et appliquer ces différentes théories et réflexions amorcées dans un contexte universitaire. Aussi, la scénographie de chacune des expositions nourrit mes réflexions sur l’esthétisme et la façon dont les visiteurs, tout comme les employés, vivent et communiquent dans les espaces en présence d’œuvres d’art. 

Tyra Maria Trono: Working at the Foundation has helped me to exchange on art with my colleagues and visitors. We are always encouraged to dialogue on various topics within these spaces. It is a great example of an informal learning environment, which is devoted primarily in a constant process whereby individuals can acquire knowledge from daily experiences. Additionally, the knowledge I have learned at the Foundation can be applied to my photography practice. 

JE: La Fondation PHI est un espace éducatif qui offre une grande diversité artistique à travers un grand nombre d’expositions, d’activités et de projets, ce qui m'a permis d’élargir ma conception de l’art et du monde en général. En tant que photographe passionné d’art, mon expérience professionnelle dans cette institution ma nourri de diverses perspectives artistiques, de connaissances théoriques et d’une interaction constante avec un public diversifié aussi intéressé à s’exposer à l’art contemporain. Ce sont ces multiples caractéristiques qui me stimulent constamment dans mon processus créatif en tant qu’artiste. Ensuite, mon expérience à la Fondation me permet de contextualiser ma pratique artistique dans l’espace muséal et approfondir mes réflexions sur l’impact social que peut avoir une œuvre. Ainsi, mon apprentissage dans cet espace m’a permis de comprendre l’importance de l’art comme outil pédagogique, qui vise à diffuser un message important à la société plutôt qu’à procurer un plaisir purement esthétique.

ST: Pour moi, la Fondation PHI est un espace culturel qui favorise la rencontre entre les différents savoirs. Les publics et les membres de l’équipe, composés autant d’artistes que de chercheurs ou de techniciens, forment une communauté remplie de connaissances variées. Mon travail s’inscrit au sein d’une dynamique de partage dans laquelle chacun offre un peu de lui et reçoit des autres. Ma formation en recherche et mes diverses expériences s’ajoutent ainsi au lot d’idées, d’expertises et de visions qui constituent la collectivité de la Fondation PHI. La mise en commun de tous ces savoirs me permet d’acquérir de nouvelles connaissances et d’élargir mes perspectives. Travailler à la Fondation PHI est donc l’occasion d’évoluer au sein d’un milieu riche et ouvert.

DG: My understanding and approach toward art has been developed through academia. Whilst my studies in Art History have promulgated my critical thinking, rhetoric and understanding, my time spent at the Foundation has in many ways enriched the latter. Here, we are given the tools to delve into research yet encouraged to infuse our personal experience and interests. Through a time spent within the spaces, interacting and conversing with both the public and members of the Foundation, I have honed a reflection on art and its accessibility, a matter I admittedly gave modest thought prior to my work here. Thinking of ways in which I may apply this to my own practice and how it may change the overall experience for myself and others is recurrent.

RE: I am interested in relations and exchanges in arts. The PHI Foundation really encourages exchanges between all parties, enriching your knowledge in the visual arts and memes of art activities. My background is in visual arts and art education. I tend to present more of a plastician input in any discussion.

PL: Mon travail à la Fondation sinscrit dans mon parcours de deux façons principales: par l’aspect de médiation qu’implique l’emploi, et par l’appel aux perspectives variées des employés envers les expositions. Lors de mes études en beaux-arts, j’ai pris l’initiative d’accumuler des expériences éducatives en prenant des rôles comme auxiliaire d’enseignement, ce qui complémente et est complémenté par la médiation entreprise auprès des visiteurs de la Fondation. Mon intérêt principal était d’apprendre à rendre l’art accessible et à susciter un échange génératif à travers l’art et ses thèmes. C’est notre responsabilité majeure en tant que membres de l’équipe de l’expérience du visiteur. Ce travail de médiation m’a donc permis de pratiquer mon savoir tiré de mes intérêts pour les perspectives marxistes, psychanalytiques et de l’interactionnisme symbolique. Ce sont des outils qui m’ont aidé dans mon approche artistique et pédagogique, nourrie par des recherches notamment dans la sociologie, et maintenant dans mon emploi aussi.

Comment est-ce que Plateforme et le milieu de travail à la Fondation PHI ont nourri vos pratiques individuelles?

Anna Hains-Lucht: Pour moi, Plateforme est un projet qui permet aux employé.es de la Fondation d’échanger sur divers thèmes en lien avec les expositions et de faire des parallèles avec des sujets plus vastes. Plateforme nous pousse à explorer des aspects de notre pratique artistique personnelle et nous mène à différentes réflexions. J’apprécie beaucoup son aspect non hiérarchique et flexible, et je trouve très pertinent qu’une grande partie du projet soit portée sur la conversation entre les différentes personnes qui composent la Fondation.

Victor Chamroeun: Le milieu de travail inclut une équipe multidisciplinaire avec des membres qui supportent généreusement et mutuellement le travail de chacun.es. Bien avant Plateforme, ces échanges et ces partages de connaissances et de savoir-faire se sont toujours faits naturellement entre collègues et nourrissaient nos pratiques individuelles. Le projet Plateforme résulte en partie d’un désir de reconnaître et de mettre en pratique les expertises diverses de l’équipe. En nous encourageant à choisir et à explorer des thèmes connexes aux expositions pouvant également être pertinents à nos pratiques individuelles, Plateforme permet de potentiellement cultiver une relation mutualiste entre notre travail en lien à la médiation et nos pratiques individuelles. 

Josée Schryer: La Fondation propose un milieu sans pression qui favorise et encourage les dialogues sur l’art contemporain dans un cadre vraiment inclusif. Les échanges directs avec les commissaires, artistes, éducateurs, coordinateurs et avec le public permettent une réflexion libre mais éclairée sur les œuvres proposées ainsi que sur leur contexte de présentation. Chaque nouvelle exposition me permet d’exercer ma pensée critique, de découvrir de nouvelles pratiques dans une multitude de disciplines et d’approfondir mes connaissances en art visuel.

DG: I consider Platform an entryway to reflect about one’s practice through the work of contemporaneous artists. Looking to the work of the now, I believe to be one of the best tools for learning. The development of Platform in its liberty has allowed me to find common threads across exhibitions. It is further an opportunity to communicate with my peers and exchange thoughts and ideas propagating a direction for my work to take in either subject or form. In its experimentation and acceptance, Plateform is a supportive undertaking deepening the creation of all those involved.

JE: La Fondation PHI est un milieu inclusif dont les pratiques sont basées sur des politiques de reconnaissance qui stimulent le développement des capacités de chaque membre. Ce contexte ma permis non seulement dévoluer professionnellement, intellectuellement et personnellement, mais il a également ouvert l’horizon de la compréhension de l’autre par sa particularité au milieu de la diversité. De plus, cet environnement contribue à comprendre, reconnaître et à normaliser la diversité, et développer mes relations interpersonnelles. Ce sont des qualités que je souhaite continuer à appliquer à travers ma pratique artistique. Plateforme, c’est pour moi un outil de communication qui m’offre l’opportunité de m’exprimer et de partager ma propre conception de l’art avec ceux qui y contribuent ainsi qu’avec un public intéressé par l’art contemporain. C’est aussi une ressource qui complémente mes recherches plus ciblées avec du contenu qui m’amène une perspective plus large et donc me permet de travailler de manière plus consciente.

ST: Pour ma part, travailler à la Fondation PHI est l’occasion de faire dialoguer la théorie et la pratique. Effectuant présentement des études doctorales en muséologie, je m’intéresse entre autres à la notion de médiation culturelle, puis je réfléchis aux enjeux qui l’entourent. Prendre part à la construction et à l’évolution de Plateforme enrichit ma compréhension du sujet. En effet, le contact direct avec les publics ainsi que les nombreux échanges avec les membres de l’équipe, dont les expertises et les visions sont multiples et variées, permettent d’élargir mon cadre de références à cet égard. Mon expérience à la Fondation PHI, incluant ma collaboration au projet Plateforme, nourrit donc mes réflexions et contribue à ma formation en recherche.

TMT: The PHI Foundation has helped me a lot with my growth. Being one of the youngest in the team, I have learned a lot from my fellow colleagues who specialize in different practices and visitors because of their shared knowledge. It has helped me a lot with my studies and has offered guidance on personal projects. Additionally, I get to further my practice by working on Platform. It has encouraged me to go beyond my boundaries for a further understanding of a current exhibition by researching a specific topic.

PL: Plateforme nourrit ma pratique artistique de deux façons: le raffinement et l’approfondissement de mes connaissances, et une amplification de considérations latentes par une synchronisation avec les perspectives des artistes exposés à la Fondation. De cette manière, mes connaissances sont mises à l’épreuve et approfondies par l’attention que je peux donner à développer des analyses spécifiques et engagées. De plus, Plateforme nous demande de s’engager spécifiquement avec les expositions actuelles, donc des thèmes qui changent à chaque fois. Ceci présente une opportunité d’élargir sa perspective et de puiser des considérations qui n’auraient pas autrement fait surface. Souvent on peut se voir consommé ou limité par notre spécialisation, donc un engagement approfondi avec les idées d’un artiste m’inspire à explorer mes considérations latentes à travers leurs perspectives et leurs conceptualisations. Cette vision d’artiste m’offre un point de départ et un encadrement conceptuel dans lequel penser et repenser leurs idées comme les miennes.

MFD: Plateforme favorise les échanges et les réflexions au sein de notre équipe ainsi qu’avec le département de l’éducation. Ces échanges nous permettent d’apporter de nouveaux points de vue sur les thématiques et les pratiques des artistes puisque nous avons tous un bagage et des pratiques différentes. Pour ma part, côtoyer des artistes et des étudiants m’a permis de me remettre en question en découvrant de nouvelles pratiques et différents points de vue. Ce projet représente pour moi, en quelque sorte, un groupe de soutien où nous sommes tous encouragés par les uns et les autres à nous épanouir et à expérimenter. 

À propos de l’équipe de l’expérience du visiteur

Victor Chamroeun est un artiste en arts visuels de Montréal qui détient un baccalauréat et une maîtrise en architecture. Par ailleurs, son moyen d’expression principal est la céramique, un médium qui lui permet d’explorer et de réfléchir sur les relations entre l’art et le design; la sculpture et l’objet utilitaire. Les aspects récurrents dans son travail de céramiste sont le biomorphisme et l’anthropomorphisme.
instagram.com/vict._.r

Marie-Fei Deguire détient un baccalauréat design de l’environnement et a fait des études aux cycles supérieurs en muséologie à l’UQAM. Ses intérêts sont variés: elle fait des illustrations et développe de nouvelles pratiques comme le tatouage. Ses réflexions s’articulent autour de la nostalgie et de la mélancolie.

Jetro Emilcar est un passionné d’art et photographe canado-haïtien autodidacte qui a travaillé à la réalisation de projets en publicité, cinéma indépendant et mode. Il renforce à travers la photographie sa contribution à la normalisation de la diversité.
jetroemilcar.co

Née à Casablanca (Maroc), Rihab Essayh a obtenu un baccalauréat en arts visuels et éducation des arts à l'Université Concordia en 2017, et poursuit actuellement une maîtrise en arts visuels à l'Université de Guelph. Essayh est une artiste multidisciplinaire qui utilise la documentation auto-ethnographique alliée à une méthodologie de recherche qui se base sur l’anthropologie culturelle. Par leur approche immersive, les installations d’Essayh reflètent de manière contemplative les enjeux interpersonnels contemporains. Ses œuvres ont été présentées à Never Apart, au Conseil des arts de Montréal, à la FOFA Gallery et à Art Souterrain. rihabessayh.com

Dina Georgaros développe une pratique artistique nourrie par la matérialité et le formalisme. Inspirée par sa formation en dessin, son approche est caractérisée par des représentations abstraites et non figuratives qui explorent la forme, la ligne, la qualité et la texture. Elle vit et travaille à Montréal et possède un baccalauréat en arts visuels et histoire de l’art de l’Université Concordia. Ayant un intérêt marqué pour les pratiques matérielles et textiles, elle souhaite réfléchir au rôle des femmes dans ces secteurs, tant au niveau pratique que théorique.

Étudiante en arts visuels, Anna Hains-Lucht explore par une pratique pluridisciplinaire les thèmes de l’identité, du corps, de la temporalité et de la psyché. Intéressée par la justice sociale, l’activisme et la relation d’aide dans les milieux communautaires, elle aspire à devenir travailleuse de rue et d’inclure l’art comme outil thérapeutique dans ses interventions. 

Paul Lofeodo est né à Toronto, Canada et habite et travaille maintenant à Montréal où il a obtenu son baccalauréat en beaux-arts avec une mineure en sociologie de l’Université Concordia. Lofeodo crée des installations photographiques qui abordent les sujets de l’embodiment (ou cognition incarnée), l’hégémonie et la violence. Influencé par ses études en sociologie, il applique une perspective marxiste et psychanalytique sur les pratiques incarnées de la tradition, l’identité et les institutions sociales.
paullofeodo.com

Josée Schryer a grandi dans les basses Laurentides, aux frontières du Québec et de l’Ontario. Elle a obtenu son baccalauréat en photographie et en histoire de l’art à l’Université Concordia. Elle a complété sa maîtrise en photographie à l’Université de Hartford, au Connecticut, dans un programme d’études qui met l’accent sur le «photobook». Schryer s’intéresse au territoire, au folklore et aux histoires racontées. Elle a une certaine curiosité pour l’attachement que les gens ressentent pour l’endroit où ils ont grandi ou choisi de s’installer. Elle s’interroge sur l’influence qu’ont ces lieux sur les communautés qui les habitent. Elle est cofondatrice du Photobook Club – Montréal. Son travail a été exposé à l’international et diffusé dans de nombreuses publications Web.
joseeschryer.com

Tyra Maria Trono est une artiste d’origine philippine basée à Montréal. Elle complète actuellement un baccalauréat en photographie à l’Université Concordia. Son travail traite de thèmes personnels tels que l’identité personnelle et les communautés sociales directes. En 2017, elle a fondé le collectif de photographes For The Sake of Analog, qui a pour mandat d’exposer la richesse et la diversité des pratiques émergentes d’artistes de couleur qui travaillent avec la photographie argentique.
tyramariatrono.com

Sarah Turcotte est candidate au doctorat en muséologie, médiation, patrimoine à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Lors de sa maîtrise en muséologie, elle a mené une étude sur les usages des environnements numériques dans les dispositifs de médiation de l’art contemporain qui lui a permis d’être finaliste pour le prix Roland-Arpin 2019. Elle poursuit actuellement ses réflexions en vue d’approfondir les enjeux communicationnels et pédagogiques des usages du numérique dans les milieux de l’art contemporain et des musées d’art tout en explorant les questions d’identité institutionnelle. Parallèlement à ses études, Sarah fait partie de l’équipe de l’expérience du visiteur à la Fondation PHI pour l’art contemporain et travaille en continu sur plusieurs projets de recherche avec son directeur de thèse ainsi qu’au sein du Groupe de recherche sur l’éducation et les musées (GREM).

Photo (couverture): des membres de l'équipe de la Fondation PHI visitent l’installation Bring Down The Walls (2019) de Phil Collins.

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